jeudi 16 octobre 2014

Revenge wears Prada - Lauren Weisberger



Attention à d’éventuels spoilers, le synopsis ne correspond pas du tout au roman





L'édition que je possède de Revenge wears prada est parue en 2013 aux éditions Harper. Lauren Weisberger nous livre ainsi la suite de son best-seller Le Diable s’habille en Prada près de dix après la sortie de ce dernier. Une version française est parue fin 2013 aux éditions du fleuve noir sous le titre Vengeance en Prada.

Cela fait dix ans qu'Andrea Sachs a démissionné du magazine Runway, dix ans qu'elle a plaqué Miranda Priestly et ce job d'assistante pour lequel "des milliers de filles se damneraient". La papesse de la mode et ses satanées exigences ont eu raison de sa détermination. Depuis, Andy et Emily, son ex-collègue et ancienne ennemie jurée, ont joint leurs forces pour fonder un magazine de mariage haut de gamme, The Plunge, devenu la référence incontournable. Eh oui, la roue tourne ! Andy a tout juste 30 ans, elle a du succès et elle est sur le point de se marier. Ses années de calvaire lui paraissent loin désormais, bien qu'elle fasse toujours attention de se tenir à distance de Miranda. Seulement, cette dernière sait reconnaître une opportunité quand elle en voit une et The Plunge lui fait envie. Autant dire qu'elle ne va pas manquer de se rappeler à leur bon souvenir... Le diable est de retour, plus infernal que jamais !


Pourquoi je l’ai acheté?

Lors de mon retour de voyage d’Allemagne, je n’avais plus rien à lire et la gare avait prévu que le train parte avec environ 3 heures de retard. Ne me voyant pas lire un livre en allemand dans le chaos d’un wagon, je me suis prise un livre en anglais. Il n’y avait pas beaucoup de choix et j’avais bien aimé le 1er livre et le film, il y a presque dix ans.


Mon avis

Il y a tellement de raisons qui font que je trouve que ce livre est mauvais que ca va être difficile de toutes les lister, mais je vais vous en donner quelques-unes.

De Miranda, point. Elle apparait de loin en loin, (moins d’une dizaine de fois). Les prétextes de ces apparences sont à chaque fois bidon. On lui découvre une sympathie pour les femmes enceintes (mais pourquoi ??) et une envie de séduire les propriétaires de sa future acquisition. A la toute fin, Miranda reprend son rôle de tyran, mais on l’apprend à travers un blog, rien de très palpitant.

Parlons maintenant du personnage principal : Andy. Plus de dix ans après avoir quitté son travail, s’être mariée et avoir eu un enfant, elle est toujours terrorisée par Miranda ; maladivement. S’en est plus que gênant, elle n’attire pas du tout la compassion, en tout cas pas la mienne. De plus, Andy est tellement faible qu’elle me donne envie de la gifler. Elle campe sur ses positions (parfois pour des choses ridicules) et trois lignes plus elle change complètement d’avis pour se soumettre à celui de son mari ou de son associée sans qu’on nous donne ne serait-ce que le commencement d’une explication. Elle ne se bat pour aucune de ses convictions et laisse le temps prendre des décisions pour elle, ce qui est exactement le contraire de ce que j’attends de la part d’un personnage principal.

Les personnages qui pourraient relever un peu l’histoire ne sont que des étoiles filantes, Nigel l’ancien styliste de Runaway, Barbara la mère botoxée de Max, ou Christian, l’ex qu’elle croise à son mariage. Emily, son ancienne collègue n’est pas mieux servie par l’auteure. Elle n’a qu’un seul intérêt dans tout le roman et la même conversation en boucle.

Les descriptions du luxe que nous sert l’auteur ad nauseam n’aide pas non plus. Le décor en devient trop important mais n’a aucun rôle. On nous cite 20 000 marques, des célébrités à ne plus savoir qu’en faire (cf. la rencontre avec Nadal), mais rien de tout ça ne fait vraiment avancer l’histoire.

En parlant d’histoire, j’ai beau chercher une intrigue qui justifierait le papier sur lequel le récit est écrit, mais je n’en vois pas. Même si dans les trente dernières pages le rythme s’accélère, les évènements et leurs  conséquences sont tellement prévisibles qu’on pourrait presque passer directement à la dernière page. Je ne comprends pas ou l’auteur a voulu aller avec son bouquin, à part peut-être surfer sur le succès déjà ancien de son premier tome, pour se faire un peu d’argent.

Finalement, une des choses qui me fait aborder la chick-lit avec prudence, ce sont les petites phrases qui justifient en quelque sorte l’asservissement de la femme à l’homme et qui généralement dépasse le cadre du romain. Ca me hérisse le poil rien que d’y penser et dans ce livre, l’auteur ne se gêne pas pour donner des petites leçons de morale l’air de rien.

En conclusion, ce livre a été une perte de temps et d’argent pour moi et je me suis faite violence pour le lire jusqu’à la fin. Néanmoins, je comprends aussi que certain(e)s puisse avoir passé un bon moment en le lisant !

Ma note : 0/5



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