Affichage des articles dont le libellé est Classique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Classique. Afficher tous les articles

mardi 14 avril 2015

Trois hommes dans un bateau, sans oublier le chien – Jerome K. Jerome


Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour des ananas en boite?

Jerome K. Jerome est un auteur britannique, qui n’est connu que pour un seul de ces romans, Trois hommes dans un bateau. Ce livre paru en 1889 est devenu un classique de la littérature britannique, la preuve, je l’ai même étudié à l’école !

Martyrs to hypochondria and general seediness, J. and his friends George and Harris decide that a jaunt up the Thames would suit them to a ‘T’. But when they set off, they can hardly predict the troubles that lie ahead with tow-ropes, unreliable weather forecasts and tins of pineapple chunks—not to mention the devastation left in the wake of J.’s small fox-terrier Montmorency.


Pourquoi je l’ai acheté?

Je l’ai sorti d’un carton où je l’avais mis il y a plus de dix ans après l’avoir lu en classe. Ça m’a fait sourire de voir des mots assez simples que je maitrise depuis longtemps traduit en français dans les marges.
Et la très gentille Cassie en à parlé sur son blog l’autre jour, ça m’a rappelé que je l’avais !

Mon avis

            Ne lisez pas ce livre en vous attendant à une histoire pleine de rebondissements, il n’y en a pas vraiment. Trois amis hypocondriaques et paresseux décident de faire un voyage sur la Tamise avec un bateau à rame. L’intérêt de ce livre n’est pas son scénario, mais la plume de Jerome K. Jerome, et surtout son sens de l’humour.

            Personnellement je suis assez bon public et je me marre pour un rien. Et là j’avais le sourire aux lèvres. Les personnages sont d’une mauvaise foi envers leurs propres défauts qui est déconcertante.  L’écriture est très intelligente et ils se trouvent que les sujets qui sont dénoncé dans ce livre sont toujours d’actualité : la paresse, l’hypocondrie et les voyages. Pour avoir pas mal voyagé moi-même cette partie m’a fait vraiment rigoler. Parce qu’au final, même si ça a été écrit il y a plus d’un siècle, le comportement de certains touristes est très proche de celui d’Harris et J. Et la partie dans laquelle le narrateur raconte qu’il souffre d’une maladie de foie depuis tout petit était hilarante.

            Je ne connais aucune autre œuvre de Jerome K. Jerome, mais si je tombe une fois sur un autre de ses livres, je risque bien de me l’acheter.
  
Ma note : 3,5/5

Et pour ceux qui ont la flemme de lire le livre, un film adapté du livre est disponible sur Youtube. J’en ai vu que la moitié pour le moment, mais ça m’a paru assez fidèle.


mardi 31 mars 2015

Gatsby le Magnifique – F. S. Fitzgerald



Maison dans les Hamptons

Gatsby le Magnifique est le troisième roman de Fitzgerald, publié pour la première fois en 1925. C’est aujourd’hui le plus connu de ses romans, mais il n’a guère eu de succès lors de sa sortie.

Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère.

Pourquoi je l’ai acheté?


Je voulais absolument le lire avant sa sortie au cinéma. J’avais beaucoup aimé et j’ai décidé de le relire dans le cadre du challenge de Magiciennedoz.


Mon avis

            J’aime tout dans ce roman, l’histoire, les personnages, l’ambiance du roman et le style de l’auteur.

            Pour celles et ceux qui ne l’ont pas lu, je ne vais pas raconter l’histoire, parce que je ne la connaissais pas en commençant et j’ai été très surprise. Le narrateur n’est pas un personnage principal, même s’il joue un grand rôle dans le développement de l’action. J’ai beaucoup apprécié cette décision. Je suis certaine que si l’histoire avait été racontée par un des deux personnages centraux je n’aurai pas aimé.

            Il est rare que je dise ça, mais tous les personnages ont une utilité dans ce roman, il y n’en a aucun qui sert à remplir un vide. Il n’y a pas de réflexions ou de digressions qui ne servent à rien. Je les ai tous aimé, ou en tout cas tous compris. Il y en a des plus éclatants que d’autres évidemment, mais ils essayent tous d’être heureux à leur manière (même si ce n’est pas le sujet du roman).

            L’atmosphère du livre est tellement extraordinaire qu’on aurait envie d’y être. On ressent toute l’excitation de la jeunesse et de l’été dans les années folles, la tension entre tous ses personnages. Dès le début on semble être au bord d’un précipice qu’on ne peut pas discerner. Les descriptions sont géniales (le panneau du docteur en ophtalmologie est quelque chose qui me restera en mémoire très longtemps) et on est happé par cet étalage de luxe inouï qui ne repose sur absolument aucun sens des réalités.

            Je voudrai pouvoir parler de ce roman pendant des heures, mais je vais résumer ma pensée en deux mots : Lisez-le ! Je pense que je continuerai à lire d’autres romans de Fitzgerald, même si celui-là restera toujours mon préféré. D’ailleurs, une troisième lecture n’est pas à exclure d’ici une année ou deux.

Ma note : 5/5

Lu dans le cadre du challenge Chacun son époque

samedi 7 mars 2015

Une maison de poupée - Henrik Ibsen


Célèbre auteur norvégien, Ibsen est surtout connu pour sa pièce Peer Gynt, mais il a aussi écrit de nombreuses autres pièces. Il a connu une vie difficile, comme un certain nombre d’auteurs de théâtre du XIXème siècle.

D'abord jolie poupée cajolée et préservée au beau temps de son enfance, Nora est devenue l'adorable petit merle chanteur toujours gai aux yeux d'Helmer, son mari. En effet, elle danse, rit et chante, et emplit sa maison d'une joie enfantine. Pourtant, au-delà de la charmante frivolité toute féminine propre à séduire son mari, se dessine un caractère volontaire, une femme disposée aux plus grands sacrifices par amour. Davantage sensible aux inflexions du coeur qu'aux discours raisonnables, Nora poursuit le fol espoir d'une idylle réciproque capable de transcender les conventions sociales et l'ordre établi.

Pourquoi je l’ai acheté?

J’ai lu Peer Gynt il y a quelques années et je n’avais pas plus aimé que tant. Quand je l’ai trouvé à Emmaüs, j’ai voulu laisser une nouvelle chance à Ibsen.

Mon avis

Je trouve qu’il est toujours agréable de lire une pièce de théâtre, car c’est assez rapide. Et j’ai particulièrement aimé celle-ci. J’ai l’impression que les auteurs des siècles précédents ont toujours le même type de scénarios : problème d’argent et problème avec son mari/sa femme. Quelques amies et un petit souci au boulot et on a fait le tour de la plupart des pièces.

Cependant, même si le sujet ici n’est pas original, j’ai bien aimé le traitement. Toute la première partie fait penser à un vaudeville, avec une héroïne écervelée et un peu égoïste. Son amie pauvre qui vient lui demander de l’aide et qui se retrouve à manigancer des choses est presque effacée et elle se dévoile un peu plus à la fin.

Le fait que les événements se déroulent entre noël et nouvel-an donne un petit quelque chose en plus. On connait tous le stress, la maison remplie de joie et de cadeaux, les gens qui viennent en visite. Et tout ça est très bien intégré au petit drame qui s’y joue.

La fin m’a surprise et impressionnée. Je pense que si la pièce avait été plus récente, je l’aurai aimé de la même manière, mais là j’admire l’audace du personnage, et à travers elle, les opinions d’Ibsen.

En conclusion, je dirai que Une maison de poupée est  une petite pièce sympa, qui ne diffère pas beaucoup de ce que j’avais pu lire jusqu’à maintenant. Jusqu’au 20 dernières pages. Et le style d’Ibsen est très agréable, bien plus ici que dans Peer Gynt en tout cas.

Ma note : 4/5

lundi 8 décembre 2014

Mademoiselle de Scudéry – ETA Hoffmann






Rédigé et publié en 1818 dans un almanach littéraire, Mademoiselle de Scudéry a été ensuite republié à l’envi durant deux siècles (presque deux siècles), car il a connu un succès immédiat.

Paris, fut en 1680, le théâtre d'assassinats en série qui frappèrent de stupeur la Ville et la Cour. Les cadavres que l'on relevait au matin dans les rues portaient, comme une signature du diable, le même coup de poignard au cœur dont l'infaillible précision stupéfiait les médecins. Les victimes, souvent fastueuses et titrées, étaient frappées au moment d'accomplir leurs plus intimes démarches. Chaque nouveau meurtre révélait un secret d'amour. C'est alors que Madeleine de Scudéry, qui explorait encore la Carte du Tendre, à l'âge où l'on ne devrait plus songer qu'à son salut, fit merveille dans le combat sans merci que la Police du Roi avait engagé contre le Prince des Démons ou l'un de ses suppôts.

Pourquoi je l’ai acheté ?

J’aime beaucoup la plume d’Hoffmann, mais j’avais lu que des romans fantastiques, celui-là est censé être un roman policier et il est tiré d’un fait divers.

Mon avis

J’ai passé un bon moment en lisant ce livre, mais il n’avait absolument rien de policier. C’était plutôt la résolution d’un mystère parce que tous les personnages racontent les choses les uns après les autres, si vous voyez la distinction.

La première partie s’ouvre sur un récapitulatif historique qui dure bien une trentaine de pages, sur l’affaire des poisons. J’ai beaucoup apprécié, car je n’y connaissais rien, mais je me suis demandé si j’avais mal compris le résumé de l’histoire. Toute cette partie n’a un lien que très très très éloigné avec l’enquête en tant que tel.

Ensuite on entre de plein pied dans l’histoire de vol et d’assassinat. Et là, on se fait spoiler le coupable dès le début. Mais on se fait spoiler le coupable par l’éditeur. Comment c’est possible qu’en note de bas de page on indique ce qu’il va se passer ??? Du coup j’ai été un peu dégoutée, parce que même si le roman est court et qu’il n’y a pas beaucoup d’enjeu, on ne spoile pas la fin d’un roman, non monsieur (ou madame) !!

Après cela j’ai continué à le lire, quand même, et tout se passe très vite. Les personnages sont très bien dépeint, le mystère est très (si on ne connait pas la fin) et on a envie de savoir si l’accusé est coupable ou non. En même temps la réalité historique amène beaucoup d’intensité au déroulement du récit, puisque c’est des personnages célèbres qui font avancer l’histoire. Madame de Maintenon et le roi, Mademoiselle de Scudéry et le chef de la chambre ardente La Reynie.

Au final j’ai beaucoup apprécié ma lecture, que j’ai lu d’une traite, même si ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais. Et si vous n’avez jamais rien lu d’Ernst Theodor Amadeus Hoffmann je vous encourage à le faire, les deux petites nouvelles publiées chez folio 2 euros sont vraiment très bonnes.

Ma note : 4/5