lundi 20 octobre 2014

L'inimitable Jeeves - P. G. Wodehouse






L’inimitable Jeeves est le premier des nombreux romans consacré au personnage de Jeeves qu’a écrit P. G. Wodehouse. Il a été publié pour la première fois en 1923. Le dernier de la série n’a été rédigé qu’en 1974, une année avant la mort de l’auteur.

Un recueil des aventures mouvementées de Bertie Wooster, gentleman et de Jeeves, gentleman personnel du gentleman. Dans ce livre, la terrifiante tante Agatha de Bertie tente à tout prix de le marier, l'ami de Bertie, Bingo Little, tombe amoureux de sept filles différentes et Bertie, avec l'aide de Jeeves, échappe de justesse à la terrifiante Honoria Glossop.


Pourquoi je l’ai emprunté ?


Pas de raisons particulières, si ce n’est que j’avais déjà lu une oeuvre de P. G. Wodehouse et que j’avais bien aimé l'humour de cet auteur.


Mon avis


Le résumé de ce récit est assez facile à faire : Bingo tombe amoureux et rien ne se passe ; Bertie se laisse entrainer dans des paris qui sont voués à l’échec et perd de l’argent. A chaque fois Jeeves intervient pour que les personnages s’en sortent ! Évidemment c’est un peu caricatural et il se passe d’autres choses, mais au final il n’y a guère de progression entre le début et la fin du roman.

J’ai beaucoup apprécié le sens de la formule dont Wodehouse fait preuve. Le vocabulaire qu’il utilise est assez spécial, c’est un espèce d’argot un peu soutenu, qui date visiblement, mais qui donne un charme désuet à son récit. J’ai d’ailleurs gardé un dictionnaire à portée de main pendant cette lecture, j’ai ainsi appris qu’avunculaire était l’adjectif qu’on utilise pour tout ce qui a trait à un oncle (au même titre que paternel est utilisé pour le père), et que le maravédis est une monnaie espagnole utilisée durant le Moyen-Age !

L’Inimitable Jeeves a même réussi à me faire éclater de rire à haute voix, ce qui ne m’arrive jamais. C’est agréable de se rendre compte qu’on rit en lisant !

Je regrette cependant un peu que tout le roman se déroule du point de vue de Bertie Wooster. Même si cette prise de position amène de nombreuses occasion de rire, le vrai héros étant Jeeves, il aurait été sympa de connaitre un peu ses pensées, le personnage nous est inconnu, et au final un peu indifférent, alors qu’on s’attache à Bertie.

La répétition des mêmes ressorts donne l’impression que l’histoire traine en longueur et qu’il y aurait eu moyen de faire plus court et plus efficace, mais au final, si on passe un bon moment, a-t-on vraiment besoin d’un récit court et efficace ? Ne peut-on pas simplement profiter du plaisir d’un récit qui ne mène nulle part ?

Ma note : 3,5/5
 

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