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dimanche 8 mars 2015

L’interprète grec – A. C. Doyle




Arthur Conan Doyle n’a plus vraiment besoin d’être présenté. Il est l’auteur de pas moins de 56 histoires de Sherlock Holmes, mais il a aussi écrit des récits historiques. Dans le recueil L’interprète grec et autres aventures de Sherlock Holmes, publié aux éditions Folio, collection 2 euros on trouve : L’aventure de la bande tachetée, le Rituel des Musgrave et la nouvelle éponyme.

Pourquoi je l’ai acheté?

Je sais plus exactement pourquoi je l’ai acheté, puisque ça fait longtemps que je l’ai. Après avoir lu Enquête dans le brouillard que je n’avais pas trop aimé, je voulais me plonger dans un policier sympa, c’est pour ça que j’ai choisi Sherlock Holmes.

Mon avis

            Je pense que je devais l’avoir déjà lu parce que je me rappelais très bien du dénouement de l’interprète grec, par contre je n’avais aucun souvenir des deux autres nouvelles. Et j’ai beaucoup aimé les trois.

            Je trouve que Doyle arrive à mettre juste ce qu’il faut d’exotisme, de mystère et de frissons pour qu’on ait envie de participer à l’enquête. On voit savoir comment des énigmes qui paraissent impossible à résoudre vont se révéler toutes simples pour Sherlock. Le fait qu’en moins de 40 pages, il arrive à présenter le problème et trouver une solution logique est vraiment intéressant. Du coup on ne nous parle que de l’essentiel, pas besoin d’écouter les ragots de tous les protagonistes, qui de toute façon ne servent pas vraiment l’enquête.

            J’aime bien les relations entre Sherlock Holmes et le docteur Watson. Il y a certaines nouvelles ou le sujet est mieux exploité que d’autres, notamment la troisième où l’on rencontre le frère du grand détective.

            Je suis aussi fan du fait qu’il n’y ait pas d’effusion de sang partout, que les cadavres ne se ramassent pas à la pelle. On peut faire un bon roman sans décimer toute la population d’un village !

            J’ai passé un bon moment en lisant ce recueil, et je pense que si l’occasion se présente je lirai volontiers d’autres histoires de Sherlock Holmes.

Ma note : 4/5

vendredi 20 février 2015

Enquête dans le brouillard – Elizabeth George


       
           Elizabeth George est une auteure anglaise très prolixe puisque sa série des enquêtes de Lynley et Havers compte 18 tomes. Enquête dans le brouillard est le premier de cette série et il date de 1988. 

Le sergent Barbara Havers est résolument laide et revêche et bien décidée à le rester. Elle adore son boulot mais l'idée de faire équipe avec l'inspecteur Lynley, un ancien d'Eton, pur produit de l'aristocratie britannique, lui est insupportable. Un type qui prétend travailler à Scotland Yard pour se rendre utile à la société, au lieu de vivre sur ses terres ! Un type pourri de charme et avec qui aucune femme n'est en sécurité. Sauf la pauvre Barbara évidemment... Mais les querelles de ce couple inattendu cessent vite devant l'atrocité d'un crime qu'ils sont chargés d'élucider. Dans un paisible village du Yorkshire, on a trouvé le corps sans tête de William Teys, paroissien modèle. A côté du cadavre, une hache et, près de la hache, une grosse fille qui gémit : "C'est moi qui ai fait ça et je ne le regrette pas." L'épouvante ne fait que commencer.

Pourquoi je l’ai acheté?

Pour être honnête je ne sais même pas comment il a atteri dans ma bibliothèque. Par contre ça fait des années que je l’ai, je pensais même l’avoir déjà lu.

Mon avis

En le commençant, je me suis vite rendue compte que je l’avais pas lu. Et il aurait été mieux que ça reste ainsi. Son bouquin m’a énervé  sur énormément de points. Alors que je ne pensais pas arriver à le finir, le dénouement est super glauque et pas très bien construit.

La présentation des personnages prend vraiment trop longtemps. Je sais qu’en début de série il faut poser les bases pour les futures évolutions, mais là j’ai cru que le roman ne serait que l’histoire de Lynley et d’Havers. Les personnages masculins sont relativement caricaturaux, Lynley super canon, aristocrate, riche mais travaillant comme policier et le pauvre Saint-James, moche et avec une jambe handicapée.
Ça partait déjà mal, malheureusement c’est devenu encore pire. Avec Havers. Parce que même si effectivement toutes les femmes ne sont pas des mannequins, y a des limites à tous les défauts physique et moraux qu’on peut donner à une seule personne. Le sergent Havers est moche, grosse, ne s’est pas s’occuper d’elle, elle est hargneuse, aigrie, pauvre, susceptible, jalouse, elle ne sait pas gérer ses émotions ni les situations de crise et elle ne sert strictement à rien dans l’enquête. C’est sure elle a vécu quelque chose de pas marrant dans son enfance, mais l’auteure ne lui attribue aucune qualité, c’est quand même un comble dans un duo d’inspecteur.
Et le pire des personnages à mes yeux c’est Roberta, pas en elle-même, mais dans sa description. Partout elle est décrite comme une « masse repoussante », un « tas obscène de graisse », et tout le monde plaint la pauvre Roberta qui est tellement grosse, qui ne peut évidemment pas se marier avec un corps pareil, quand elle décrit ses cuisses et ses seins c’est presque des visions d’horreur, tout le monde est absolument dégouté. Du coup moi je l’imaginais vraiment obèse, comme on voit les Américains à la télé. A un moment le médecin nous apprend que non Roberta fait 1m80 et pèse 90 kg. Donc bon, je ne sais pas quelle image de la femme a Elizabeth George, mais non on n’est pas un tas repoussant avec cette taille et ce poids. Evidemment Roberta est en surpoids, mais faudrait voir pour ne pas abuser non plus, elle est loin de l’obésité morbide.

La mise en place du contexte est si mal faite qu’on ne sait pas à quelle époque le récit se déroule. Au début je pensais que c’était au début du XXème siècle, avec les problèmes de classe sociale et le fait qu’une femme ne soit pas bien intégrée dans la police. Le livre s’ouvre sur un prêtre qui n’a jamais été à Londres de sa vie et pour qui prendre le train et le métro est tout une aventure. Et là, on se rend compte qu’en fait ça se passe dans les années 80, au moment où l’auteur écrit, mais il n’y a aucune indication temporelle et c’est vraiment dérangeant.

Les personnages secondaires ne sont pas très bien traités. A part Dougal ! Il y en avait un certain nombre et du coup j’ai eu du mal à toujours me rappeler qui était qui. En général j’aime bien le principe que tous les gens sont coupables de quelque chose dans un petit village, ça aide à nous mettre sur des fausses pistes et ça donne un côté plus réel. Mais ici je n’ai pas adhéré du tout. Je crois qu’ils sont pas assez fouillés ou en tout cas pas assez mis en avant pour que je me penche sur leurs problèmes. Pourtant on nous en parle longuement, il y a des sous-entendus, des réactions disproportionnées et des comportements mystérieux, mais je n’ai pas du tout eu l’impression que ca avait le moindre intérêt.

Je ne suis pas très pointilleuse sur la manière d’écrire des auteurs, j’aime bien quand c’est écrit simplement, j’aime beaucoup aussi quand c’est plus compliqué. D’ailleurs je ne pense pas avoir écrit une seule critique sur le style d’un auteur. Il y a une première fois à tout. L’utilisation des parenthèses sert à introduire une digression ou un commentaire, sans lien syntaxique avec la phrase dans laquelle elle/il se trouve, n’est-ce pas ? E. George a du manqué ce cours à l’école parce qu’elle met dans parenthèse partout et tout le temps. Désolée mais on ne met pas systématique plus que 4-5 lignes entre parenthèse. Si y a autant de chose à mettre entre parenthèse, c’est soit qu’on ne peut pas formuler sa phrase comme il faut, soit qu’on a juste envie de rajouter des mots pour le plaisir. Parce qu’au bout de la 609ème parenthèse, moi j’arrête de les lire.

Le dénouement de l’intrigue ne m’a pas plu, dans le sens où c’est quelque chose que je n’aime pas lire. Rien à voir avec l’auteure cette fois, je n’aime juste pas trop les histoires vraiment glauques. J’aime mieux quand les mobiles des meurtres sont plus « propres » si j’ose m’exprimer ainsi. Par contre, j’ai été très déçue de la manière dont elle concluait toutes les histoires secondaires, parce que si on passe autant de temps que ça sur le développement d’une trame d’histoires complètes pour tout le village, on n’expédie pas les choses à la fin. Y a plein de choses qui m’ont laissées sur ma faim ou que je n’ai carrément pas comprises.

Et la dernière chose qui m’a vraiment agacée, mais là encore l’auteure n’est pas vraiment responsable, c’est le titre français. On n’appelle pas un livre enquête dans le brouillard s’il n’y a pas de brouillard dans le récit, même pas des raisons métaphoriques. J’attendais du mauvais temps, du vent et du froid dans les landes, comme dans les Hauts de Hurlevent, mais non rien…

Ma chronique était un peu plus longue que d’habitude, je remercie ceux qui l’ont lue jusqu’à la fin. J’avais beaucoup de choses à dire et je ne voulais pas laisser de côté certains points.

Ma note : 2/5

                              J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge ABC

lundi 12 janvier 2015

Je hais les acteurs – Ben Hecht




Ben Hecht a collaboré à l’écriture de très nombreux films hollywoodiens tels que Autant en emporte le vent, Gilda, Vacances Romaines…Il a publié I hate actors ! en 1944 alors qu’il était déjà en « pleine gloire » hollywoodienne.

À la faveur d'une intrigue policière supérieurement construite et digne d'un Ellery Queen, Ben Hecht trace de la Mecque du cinéma aux derniers temps de sa splendeur, un portrait hilarant et néanmoins plein de vérité. Comme un père lucide à l'égard de son fils prodigue et gâté, il en dénonce et en moque les travers, mais ne peut se retenir d'avoir une affection amusée pour ce royaume du faux-semblant, de l'incongru et de l'absurde.
Je hais les acteurs n'est pas un roman à clé, mais quel est le producteur d'Hollywood de naguère qui ne ressemble pas un peu à Jérôme B. Cobb, le génie surmené, maître des destinées des Studios Empire ? Quel est l'agent qui, semblable à Orlando Higgens, n'en vient pas parfois à détester ses clients les acteurs ? À l'instar du mystérieux assassin de Je hais les acteurs, Ben Hecht a pu rêver - quoique par des moyens moins radicaux - de faire du cinéma quelque chose que ne régissent pas seulement la folie, l'incompétence et le box-office... Dans la Babylone du rêve et des fantasmes, son palmarès montre qu'il a réussi dans sa noble tâche et ce roman, dans son exubérance, n'en sonne pas moins comme une sorte de manifeste.


Pourquoi je l’ai emprunté?

Le résumé me plaisait, et le fait qu’un scénariste écrive un livre m’intriguait. En tout cas ce n’est pas à cause de la couverture, parce qu’elle n’est vraiment pas attirante.

Mon avis

C’était un petit livre sympa. Le narrateur est un scénariste qui travaille pour Hollywood, mais qui n’en dépend pas. Il a donc un œil extérieur sur toute la folie cinématographie/meurtrière.

Les personnages sont haut en couleurs, c’est le moins que l’on puisse dire. L’agent qui embobine ses clients, les acteurs et actrices qui font des crises de nerfs à tous les coins de chapitres, le journaliste qui fouine partout en se déguisant pour passer inaperçu, le chef des studios les plus puissants de l’époque qui croit qu’il est visé et pas mal d’autres personnages qu’on croirait sorti d’un film !

Les quelques meurtres font avancer l’intrigue assez vite, les nombreuses arrestations permettent d’éliminer les suspects et les diners mondains sont l’occasion d’en apprendre plus sur chaque protagoniste.

La fin est moyenne, personnellement je n’avais pas trouvé le coupable, mais je ne suis pas non plus sentie investie de la mission d’enquêtrice. Je me suis tranquillement laissé porter jusqu’au coupable et ça me convenait parfaitement.

Ce livre est tombé à pic après que j’ai momentanément mis de côté deux autres livres qui me donnaient des envies de meurtres. Il est agréable à lire même s’il ne casse pas trois pattes à un canard.


Ma note : 3,5/5

mardi 6 janvier 2015

Silence à Hanover Close – Anne Perry



 

Tome 9 de la saga de Charlotte et Thomas Pitt, Silence à Hanover Close est paru en 1998 en français aux éditions 10/18.

Lorsque ses supérieurs lui demandent de rouvrir le dossier d'un meurtre survenu trois ans auparavant dans le somptueux quartier de Hanover Close, Thomas Pitt sait qu'il lui faudra faire preuve de doigté.
Mais s'introduire dans la haute société demande plus de finesse que Pitt ne peut en avoir. C'est alors que Charlotte et sa sœur Emily entrent en scène. Elles-mêmes issues de la bonne société, les deux jeunes femmes peuvent entendre des conversations qui n'arriveraient jamais aux oreilles d'un simple policier. Et ce qu'elles vont découvrir pourrait entraîner de nouveaux meurtres - et peut-être même celui de Pitt.

Pourquoi je l’ai acheté?

J’ai découvert cette série sur le blog de Melleaurel et comme j’aime bien les enquêtes résolues par des couples je me suis laissée tentée.

Mon avis

Ce fut une lecture agréable. Malheureusement je me suis un peu fait spoilé le tome 8, mais comme je comptais de toute manière pas le lire de sitôt, ce n’est pas tellement grave.

Malgré le fait que j’ai pris les histoires en cours de route, je n’ai eu aucun souci à comprendre la psychologie des personnages ou leurs liens entre eux. Je les ai tous trouvé intéressants et tous amènent quelque chose au récit et à l’enquête.

J’ai beaucoup apprécié l’immersion dans le monde des domestiques. C’est sympa de voir le contraste entre les privilégiés et leurs serviteurs, et comment Emily réagit quand il s’agit d’inverser les rôles.

J’ai connu quelques bémols en le lisant. J’aime bien quand l’auteur d’un roman policier sème des indices tout au long du livre pour que je puisse participer à l’enquête. Là, rien du tout. Même en connaissant la fin, il n’y a rien qui aurait pu me la faire deviner et je trouve ça un peu dommage.

Et la seconde chose qui m’a un peu dérangé c’est la précipitation de la fin. J’aurai voulu quelques pages sur le retour à la normale de la vie. Et j’aurai aussi aimé savoir si le comportement d’Emily allait changer par rapport à ce qu’elle a appris durant ce tome-ci.

Je m’en suis déjà racheté quelques tomes, au cas où j’aurai envie d’une petite lecture sympa et pas trop longue.

Ma note : 3,5/5