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samedi 30 mai 2015

Sex Criminals – Matt Fraction, Chip Zdarsky



Sex Criminals, M. Fraction/C. Zdarsky, Glénat Comics, 2015
Les cinq premiers numéros de Sex Criminals de Chip Zdarsky et Matt Fraction ont été regroupés en un volume relié, aussi bien en anglais qu’en français. Le premier volume est paru en 2015 chez Glénat, le second n’a pas encore été traduit, mais il a déjà été publié en anglais.

Suzie a un secret. Pour elle, le sexe arrête le temps, littéralement. Jon a un problème. Il déteste sa vie, son travail et cette satanée malédiction qui le rend exactement comme Suzie. Tout devait les séparer, à part cette drôle de condition face au sexe, et pourtant... Pour la première fois dans leurs vies respectives de solitaires endurcis, ils se retrouvent... ensemble ! Et ensemble, ils vont utiliser leur don de « geler » le temps grâce au sexe pour faire ce que tout jeune couple normalement constitué ferait : dérober des banques, en commençant par celle où travaille Jon. Avec l’argent récolté, ils pourront peut-être sauver la bibliothèque de Suzie !

Pourquoi je l’ai acheté?

Depuis qu’Ashley en a parlé sur sa chaine l’été passé, je voulais vraiment lire cette B.D. parce que le concept m’intriguait. J’ai eu la chance de faire un stage dans une librairie qui l’avait et j’ai profité pour le lire là-bas.

Mon avis

Si l’idée de départ ne vous plait pas, il vaudrait mieux que vous ne le lisiez pas. Moi je trouve ça hilarant et du coup j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Je n’ai pu lire que le premier volume et ça m’agace un peu parce que je veux connaitre la suite ! Les trois premiers épisodes font la présentation des deux héros et les deux sont assez attendrissants. La jeune fille est une amoureuse des livres et elle donne des fêtes pour sauver sa bibliothèque, que peut-on demander de plus à une héroïne ?

Ni l’histoire ni le dessin ne sont vulgaires plus que nécessaire. En tout cas rien de choquant comme dans celle de Critone dont je vous avais parlé il y a quelque temps . Si le début s’attarde un peu plus sur le côté sexuel de l’histoire, les numéros suivants sont pleins d’action. Et le tout est traité avec beaucoup d’humour, il y a une petite scène en particulier qui me fait rire encore maintenant. La jeune Suzie demande des renseignements sur le sexe à une de ses amies, qui lui dessine des positions abracadabrantes sur les murs des toilettes. Et quand je dis abracadabrantes, c’est encore faible comme mot !

Je pense en tout cas m’attaquer au second volume dès que j’aurai l’occasion de mettre la main dessus.

Ma note  4/5

vendredi 13 mars 2015

Les terribles et merveilleuses raisons pour lesquelles je cours de longues distances – The Oatmeal



                                         
 Matthew Inman, plus connu sous le nom de The Oatmeal, est un illustrateur et auteur de B. D. Sur son site internet on trouve de nombreux petits dessins, des quizz, des pensées, des explications…



Ce livre ne parle pas seulement de running. C’est un livre qui parle de cupcakes. C’est un livre qui parle de souffrance.
C’est un livre qui parle de gloutonnerie, d’orgueil, de bonheur, d’orages électriques et de Godzilla
C’est un livre qui parle de des terribles et merveilleuses raison pour lesquels on se lève chaque jour pour soumettre son corps à l’épreuve de la pluie, du soleil, du paradis, de l’enfer.

Pourquoi je l’ai emprunté?

En lisant le résumé je savais qu’il faudrait que je plonge dans ce livre. J’ai dû attendre une visite suivante pour le prendre. 


Mon avis

J’ai adoré cette lecture. Je n’arrive même pas à lui trouver un point négatif pour balancer un peu toutes les choses super positives que je vais souligner.

Avant de commencer je tiens à préciser que je ne suis pas une grande sportive et que je ne pense pas participer à un marathon. Ceci étant posé, le livre de Matthew Inman c’est bien plus qu’un livre sur la souffrance physique que l’on ressent lorsqu’on court.

Il aborde les thèmes de la relation à la nourriture, des relations qu’on entretient avec soi-même, des raisons qui nous pousse à simplement faire du sport ou à se dépasser. Et on a même l’occasion d’apprendre quelques trucs sur le Japon (si le truc sur les frelons n’est pas vrai, ne me le dites pas je préfère croire que c’est la vérité !)

Après une partie sur pourquoi courir des longues distances, l’auteur dérive un peu et en quelques pages nous montre tous les mécanismes qui se mettent en action lorsque l’on parle de sport et de nourriture.  Finalement le livre se termine sur quelques conseils. Vous saviez qu’il vaut mieux éviter d’écouter de la musique pendant qu’on court ?

Les dessins accompagnent super bien les différentes parties du bouquin, et toutes les illustrations sur les démons intérieures m’ont fait sourire. Ce n’est pas ce qu’on peut appeler du grand art, tout est assez simpliste. Mais au final ça n’a pas d’importance, car les illustrations sont au service du texte. Les deux ont un ton léger et rigolo, mais les vrais problèmes sont posés et de manière assez intelligente.

En gros je l’ai tellement apprécié que j’hésite à me l’acheter maintenant.
Je m'édite parce que je viens de voir le prix du livre, finalement je vais pas l'acheter!

Ma note  5/5

mardi 10 mars 2015

Ida, Tome I, Grandeur et humiliation – Chloé Cruchaudet




Chloé Cruchaudet est l’auteur de plusieurs bandes dessinées, dont Mauvais Genre. Le tome 1 de la série Ida est paru de la série Ida est parue en 2009 aux Editions Delcourt.

1887. Ida, une vieille fille trentenaire, hypocondriaque et autoritaire, se découvre une passion pour les voyages en quittant inopinément sa Suisse natale. Ainsi, elle se rend à Tanger et fait la rencontre de Fortunée, une Occidentale délurée. Engoncées dans leurs robes à crinoline, les deux femmes sillonnent l'Afrique, le long de la piste Dakar/Niger, et vivent des aventures hautes en émotions.

Pourquoi je l’ai emprunté?

Le synopsis m’intéressait vraiment, et le dessin de la couverture est magnifique.

Mon avis

            Même si j’ai beaucoup aimé les dix premières pages qui traitent du départ d’Ida pour le Sud de la France puis pour l’Espagne et l’Afrique, je n’ai pas tellement apprécié la suite de l’histoire.
           
            J’avais envie d’une héroïne forte et qui soit intéressée par autre chose que ce qui peut s’acheter en Afrique. Je voulais voir une Livingstone au féminin, mais au final à part lister les choses qui valent la peine de ramener de voyage en Afrique, elle était assez limitée. En plus je ne comprends pas vraiment le concept, puisqu’elle voyage dans des régions reculées que personnes ne peut visiter, a quoi peut donc servir cette « ambition » ?

            Et je dois dire qu’en arrivant vers la fin de la B.D. je suis tombée de haut. Elle n’avait déjà rien de flamboyant, mais tout d’un coup on arrive dans un humour pipi/caca qui doit faire rire les enfants de 10 ans. Je sais que faire rire n’est pas une chose aisée, mais je ne comprends pas comment on peut trouver ce genre de scène dans une B. D. ou dans un texte destiné aux adultes.

            Les dessins et les couleurs sont beaux, mais pas suffisant pour rattraper l’histoire à mon avis. J’avais emprunté les 3 tomes en même temps à la bibliothèque, mais je ne vais pas lire les deux suivants.

 Ma note : 2.5/5

Je vous laisse sur les premières planches, qui m’ont vraiment séduites.

© Editions Delcourt, Cruchaudet, 2009, p.3

© Editions Delcourt, Cruchaudet, 2009, p.4


© Editions Delcourt, Cruchaudet, 2009, p.5

© Editions Delcourt, Cruchaudet, 2009, p.6




dimanche 22 février 2015

Gloriande de Thémines – Pascal Croci




Auteur et dessinateur de plusieurs bandes dessinées Pascal Croci a publié Gloriande de Thémines en 2002 aux éditions Emmauel Proust. Il travaille très souvent sur des sujets historiques et celui-là ne fait pas exception.

Aveyron, XVIIe siècle. A Sévérac le Château, le fils du duc d'Arpajon naît prématurément. Dans un contexte de suspicion généralisée et de querelles religieuses, Gloriande de Thémines ne pourra compter que sur elle-même. En coulisse, un crime se prépare.

Pourquoi je l’ai emprunté?

Le graphisme de la couverture me faisait très envie. En lisant le synopsis je me suis rendue compte que c’était tiré d’un évènement historique, ça ne pouvait que me plaire.


Mon avis

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère de cette B.D. Les dessins sont vraiment beaux. C’est rare que je pense cela en lisant une bande dessinée, mais ici les planches ressemblent plus à des œuvres d’art qu’a des supports visuels pour une petite histoire. Les couleurs froides et le noir sont très dominants, sauf pour Gloriande qui est rousse. Le récit se déroule principalement en hiver, le paysage est glacial et désolé
La manière dont Pascal Croci représente les femmes est superbe, un petit peu effrayant, mais on sent leur puissance, leur volonté et leur noirceur. Les hommes d’un autre côté, sont un peu moins flamboyants et j’ai eu un tout petit peu de mal à distinguer Antoine et le duc d’Arpajon.

Malgré la désolation, l’isolement et le sentiment de malheur que nous transmet le dessin, il n’y a jamais de violence ou d’horreur montrée. On sent qu’on est toujours à la limite de la rupture, mais la barrière n’est pas franchie.
 


Et l’histoire en elle-même est assez intéressante. Il est assez rare d’avoir beaucoup de personnages « principaux » dans un roman, et encore moins dans une B.D., mais ici les 5 personnages sont tous essentiels à l’histoire et même si c’est Gloriande le sujet du récit, elle n’y a finalement pas une part beaucoup plus importante que son mari ou sa belle-mère par exemple.
J’ai adoré aussi le fait que comme c’est tiré d’un fait historique dont on ne connait pas le fin mot, l’auteur nous donne sa version mais mentionne les documents historiques avec lesquels il a travaillé et les autres hypothèses à la fin de son travail.  
Le seul petit reproche que je pourrai faire a ce récit c’est la manière dont est traité la fin. Je ne veux pas en dire trop, car je ne voudrai pas spoiler, mais l’évènement marquant qui clôt le récit est passé à la trappe et je suis un peu déçue. Je comprends l’intérêt de ne pas le montrer, de ne pas tomber dans la facilité ou dans un côté trop violent. Mais l’ellipse pure et simple du moment ne m’a pas convaincue, il m’a manqué quelque chose.

Je ne connaissais pas l’œuvre de Pascal Croci avant de tomber sur Gloriande de Thémines, mais je ne compte pas m’arrêter là maintenant. Je pense que je vais emprunter tout ce qu’ils ont de lui à la bibliothèque. C’est de loin l’illustrateur le plus intéressant sur lequel je suis tombée !

 Ma note : 4,5/5

©Emmanuel Proust Éditions 2002 Croci
©Emmanuel Proust Éditions 2002 Croci