samedi 7 mars 2015

Une maison de poupée - Henrik Ibsen


Célèbre auteur norvégien, Ibsen est surtout connu pour sa pièce Peer Gynt, mais il a aussi écrit de nombreuses autres pièces. Il a connu une vie difficile, comme un certain nombre d’auteurs de théâtre du XIXème siècle.

D'abord jolie poupée cajolée et préservée au beau temps de son enfance, Nora est devenue l'adorable petit merle chanteur toujours gai aux yeux d'Helmer, son mari. En effet, elle danse, rit et chante, et emplit sa maison d'une joie enfantine. Pourtant, au-delà de la charmante frivolité toute féminine propre à séduire son mari, se dessine un caractère volontaire, une femme disposée aux plus grands sacrifices par amour. Davantage sensible aux inflexions du coeur qu'aux discours raisonnables, Nora poursuit le fol espoir d'une idylle réciproque capable de transcender les conventions sociales et l'ordre établi.

Pourquoi je l’ai acheté?

J’ai lu Peer Gynt il y a quelques années et je n’avais pas plus aimé que tant. Quand je l’ai trouvé à Emmaüs, j’ai voulu laisser une nouvelle chance à Ibsen.

Mon avis

Je trouve qu’il est toujours agréable de lire une pièce de théâtre, car c’est assez rapide. Et j’ai particulièrement aimé celle-ci. J’ai l’impression que les auteurs des siècles précédents ont toujours le même type de scénarios : problème d’argent et problème avec son mari/sa femme. Quelques amies et un petit souci au boulot et on a fait le tour de la plupart des pièces.

Cependant, même si le sujet ici n’est pas original, j’ai bien aimé le traitement. Toute la première partie fait penser à un vaudeville, avec une héroïne écervelée et un peu égoïste. Son amie pauvre qui vient lui demander de l’aide et qui se retrouve à manigancer des choses est presque effacée et elle se dévoile un peu plus à la fin.

Le fait que les événements se déroulent entre noël et nouvel-an donne un petit quelque chose en plus. On connait tous le stress, la maison remplie de joie et de cadeaux, les gens qui viennent en visite. Et tout ça est très bien intégré au petit drame qui s’y joue.

La fin m’a surprise et impressionnée. Je pense que si la pièce avait été plus récente, je l’aurai aimé de la même manière, mais là j’admire l’audace du personnage, et à travers elle, les opinions d’Ibsen.

En conclusion, je dirai que Une maison de poupée est  une petite pièce sympa, qui ne diffère pas beaucoup de ce que j’avais pu lire jusqu’à maintenant. Jusqu’au 20 dernières pages. Et le style d’Ibsen est très agréable, bien plus ici que dans Peer Gynt en tout cas.

Ma note : 4/5

2 commentaires:

  1. J'ai toujours voulu découvrir cette pièce qui m'attire pas mal. J'ignorais que l'action se déroulait pendant les périodes de fêtes...

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    1. Je t'encourage vivement à la lire, ça m'a même pas pris une heure et demie à la terminer. Et je suis vraiment contente de ma découverte!

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