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lundi 19 janvier 2015

Poison – Sarah Pinborough




Poison est le premier tome de la triologie des Contes du Royaume de Sarah Pinborough. Il a été publié en français en 2014 aux éditions Milady, tout comme les deux tomes suivants.

Pourquoi je l’ai acheté?

Je ne le voulais pas particulièrement, parce que j’ai l’impression que les réécritures de conte ne sont pas faites pour moi, mais je l’ai trouvé d’occasion et je l’ai pris.

Mon avis

Ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. En lisant les 10 premières pages j’étais vraiment dans un état d’esprit assez négatif, j’avais l’impression que j’allais encore perdre mon temps à lire un truc super mièvre et pas intéressant du tout. Quand j’ai vu que la belle-mère s’appelait Lilith, je me suis demandé si c’était possible de faire moins original.

Cependant, passé ce cap, je me suis laissée entrainée dans cette histoire et je l’ai fini en une soirée. Toute la première partie est narrée du point de vue de la belle-mère de Blanche-Neige et j’ai beaucoup aimé ce choix. Sans être follement original, il amène beaucoup au récit. Cependant il y avait pour moi quelques lacunes dans cette partie. Pourquoi Lilith déteste-t-elle Blanche-Neige ? J’ai eu un peu l’impression que l’auteure ne prenait pas la peine de mettre en place un contexte par rapport à cela.

La seconde partie, depuis le moment ou Blanche-Neige croque dans la pomme jusqu’à ce qu’elle se réveille à combler le vide qu’il existe dans le conte de fée, et j’ai trouvé sympa qu’on ne passe pas directement à la résolution et au prince qui sauve la pauvre petite princesse endormie. Ce moment sert aussi à planter les germes de la « tragédie » qui va clore le livre.

La partie finale, où Blanche-Neige est réveillée est la meilleure à mon avis. Comme je ne veux pas spoiler je n’en parle pas. Mais j’ai vraiment beaucoup apprécié cette petite surprise, pas de happily ever after pour Blanche-Neige dans ce tome. Comme l’histoire se termine sur un petit suspens, je sens que je vais craquer sur les deux autres tomes !

Je suis enfin réconciliée avec les réécritures de conte, je pense que je vais continuer à explorer ce genre, il y a surement d’autres bons moments de lecture en vue.

Ma note : 4/5

mercredi 26 novembre 2014

Au douzième coup de minuit - Eloisa James




Eloisa James a déjà publié beaucoup d’ouvrages, un peu plus d’une dizaine. A kiss at Midnight a été publié en 2010 et c’est une variation sur l’histoire de Cendrillon. Paru d’abord en volume individuel en 2012 aux éditions J’ai Lu, ce tome est aussi dans l’intégrale Il était une fois, sorti cette année et qui contient 5 réécritures de contes.

Réduite au rang de servante depuis la mort de son père, Kate vit sous le joug de sa belle-mère Mariana. L'odieuse femme va bientôt marier sa fille, Victoria, à un éminent parti, mais avant tout, la future épouse doit être présentée au prince Gabriel. Par un coup du sort, Victoria ne peut se rendre au château. C'est donc Kate qui est envoyée à sa place, déguisée en fiancée. Kate va rencontrer Gabriel, un prince aussi charmant qu'arrogant. Un prince pour qui son coeur vacille, mais que le destin s'acharne à lui dérober. Et si un baiser avait le pouvoir de tout changer ? Et si les contes de fées existaient ?

Pourquoi je l’ai acheté ?


Avec la sortie de l’intégrale, je me suis dit que c’était une bonne occasion de me plonger dans les contes de James.

Mon avis


La lecture est agréable et rapide, par contre j’ai été déçue au niveau de l’histoire. Pour moi une réécriture se doit, certes de suivre l’original, mais aussi d’apporter quelque chose de nouveau ou au moins de différent. Ici, je trouve que l’auteure ne s’est vraiment pas foulée, ce n’est pas en changeant les noms et l’époque que le récit n’est soudainement plus le même.

J’ai eu l’impression que la trame d’origine dispensait l’auteure de donner une véritable psychologie à ses personnages que j’ai trouvé très superficiel (pas dans le caractère, mais ils n’avaient pas de profondeur). Dès le début on sait comment cela va se finir mais il n’y a pas de « raisons » valable pour que les deux personnages finissent ensemble, si ce n’est qu’on est dans Cendrillon. Si ce n’est pas gênant dans un conte pour enfant, je trouve que cela manque cruellement dans un livre destiné aux adultes.

La seule différence avec le conte c’est la quantité de tensions sexuelles et de sexe présent dans le livre. Personnellement je chéris mes souvenirs d’enfance et j’ai été un peu choquée de voir une si belle histoire transformée en histoire de fesse. Ça reste évidemment un avis personnel, car je suis sûre que certaines personnes ne sont pas dérangées par cet apport, mais moi j’aurai préféré un côté bien plus romantique et bien moins sexuel dans une histoire de Cendrillon. Encore qu’on puisse le compter comme une innovation d’Eloisa James.

Le petit twist du début, qui permet à Kate de rencontrer le prince Gabriel est risible tellement il tiré par les cheveux, en réfléchissant 5 minutes je peux trouver au moins trois meilleurs scénarios qui auraient pu justifier l’envoi de Kate à la cour.  Car en plus d’un début faible, la transformation de Kate en Victoria n’est crédible pour personne et elle-même n’essaie pas une seconde de donner le change. Ca n’apporte rien du tout à l’histoire.

Cependant, il y a quelques traits assez rigolos, et des petites trouvailles dans les transpositions. J’ai adoré que les souris deviennent des petits chiens. Le chien qui mange des pickles dont on parle souvent, mais qu’on ne voit pas m’a fait sourire aussi.

Comme j’ai acheté l’intégrale des cinq contes, je vais continuer ma lecture, mais si je n’avais possédé que ce conte-ci je n’aurai surement pas acheté les quatre autres parce que je m’attendais à mieux.

Ma note : 3/5